Aller au contenu - Aller au menu principal - Aller à la recherche

L’UNSA ne s’associe pas au mouvement social du 18 mars

publié le 18 mars 2014

Vous êtes, et c’est bien légitime, nombreux à interpeller l’UNSA sur la journée d’action du 18 mars 2014, tant est grande la confusion entretenue par certaines organisations syndicales qui surfent sur un amalgame entre le pacte de responsabilités et la fonction publique.

CGT, FO, FSU et Solidaires appellent les agents à se mobiliser “contre l’austérité, pour l’emploi, les salaires et le service public”. Tout y passe et le Pacte de responsabilité renforcerait l’austérité…
L’UNSA ne sous-estime pas les problèmes et ne prétend nullement que tout va bien dans la fonction publique !
Pour autant, la procédure concernant le pacte de responsabilité suit son cours et l’UNSA réaffirme le bien-fondé d’une démarche de pacte mobilisant autour d’objectifs et de moyens négociés, les acteurs concrets de l’emploi et de la croissance (entreprises et leurs représentants - salariés et leurs représentants - pouvoirs publics). L’UNSA se refuse à condamner le pacte avant d’en connaître le contenu, et préfère, fidèle en celà à sa démarche pragmatique, influer par la négiociation et les arguments de fond sur son contenu à partir de nos revendications.

L’appel du 18 mars s’oppose étrangement à tout financement hors du salaire, au motif contradictoire que la protection sociale est un droit universel.

Les mandats de l’UNSA vont précisément à l’inverse : dès lors que la protection sociale a en partie acquis un caractère universel, il est indispensable, si on souhaite le pérenniser, que son financement se fasse sur une assiette plus large que celle des seuls salaires, notamment sur des aspects relevant d’une logique de solidarité nationale et plus seulement de l’assurance sociale.

Enfin, la date en elle-même pose question. Il est rarissime en effet, dans notre pays qu’une action nationale interprofessionnelle soit située à 5 jours seulement d’une échéance électorale
politique d’ampleur nationale. C’est situer l’action syndicale sur un terrain dangereux en l’exposant à toutes les tentations de détournements ou de récupérations politiciennes qui ne sauraient être
son but.