Promotion au troisième niveau de grade d’Attaché Hors Classe : bilan des dernières années et leçons à tirer

publié le 24 juillet 2019

Depuis la mise en place du CIGEM qui nous a permis de bénéficier de la création d’un troisième niveau de grade, le grade d’Attaché Hors Classe, et plus précisément le grade d’Attaché d’Administration Hors Classe de l’État (AAHCE), nous avons observé une évolution des règles de gestion mais aussi du volume des promus.

Concernant les règles de gestion, les conditions statutaires ont évolué (durée d’occupation des postes notamment), avec encore récemment une révision de l’arrêté générique relatif aux fonctions dites "grafables", fonctions qui permettent l’accès au grade d’AHC par le "second vivier".

Nous vous invitons à parcourir la fiche technique relative à la promotion au grade d’AHC pour le Tableau d’Avancement (TA) 2020 et la permanence et les élu(e)s UNSA-UPCASSE se tiennent à votre disposition pour toute question à ce sujet.

Concernant les volumes de promus, il y a une orientation peu favorable, qui a été dénoncée à plusieurs reprises par le syndicat, sous différentes formes y compris par un boycott de la CAP en 2017. Cette orientation se résume en quelques mots : une sous-proposition de dossiers par les services et au final des volumes de promus largement inférieurs au volume de promotions possibles. Cette tendance ne s’améliore pas, malgré toutes les actions entreprises, y compris celles diligentées par la DRH, et nous allons donc poursuivre notre effort de pédagogie et toutes nos actions dans ce domaine, pour améliorer encore votre déroulement de carrière.

Nous vous proposons de prendre connaissance ci-dessous d’un bilan statistique des promotions à la Hors Classe depuis la création du grade.

Vous noterez une chose importante : depuis 2016, le nombre de promus avoisine seulement la moitié du nombre de promotions possibles, cela signifie que "nous ne faisons pas le plein", que les volumes de promotions ne sont pas assez conséquents, car le nombre de dossiers présentés en CAP n’est pas suffisant. Au final, nous sommes loin d’utiliser tous les ETP disponibles pour le troisième niveau de grade. Comme nous le rappelons régulièrement "nous ne saturons pas le grade", alors que d’autres ministères ont choisi de saturer ce troisième niveau de grade, comme au MI ou au MEN d’après nos informations.

Quelles en sont les raisons ?

Elles sont multiples, notamment un problème de vision des choses au niveau de nos directeurs, un manque de connaissance des règles d’accès au grade d’AAHCE, et sans doute aussi une perception faussée des fonctions grafables voire des fonctions à confier à un AAHCE…

Il faut que la DRH poursuive ses efforts de pédagogie auprès des chefs de service et des harmonisateurs, lors des réunions de restitution notamment, car soyons clairs :

le grade d’AHC doit correspondre à un déroulement normal de carrière !

Or, ce n’est pas le cas pour le moment…

Mais il y a aussi d’autres explications, notamment le fait que beaucoup de collègues qui pourraient prétendre à la promotion au grade d’AAHCE ne font pas valoir suffisamment leur droit auprès de leur hiérarchie. Ainsi que nous l’avons déjà souligné, il faut mettre en avant son parcours et profiter des entretiens annuels pour demander à être inscrit(e) dans le processus de promotion par TA.

En résumé, il faut être acteur de sa promotion !

Données statistiques des promotions par Tableau d’Avancement au grade d’AAHCE entre 2013 et 2019 :

Promotions au grade d’AAHCE entre 2013 et 2019
Année du TA Taux du corps Nombre promotions possibles Nombre promus Nombre cumulé promotions Déficit cumulé(*)
2013 3% 83 83 83 0
2014 5% 57 57 140 0
2015 7% 59 59 199 0
2016 9% 70 36 235 24
2017 10% 83 42 277 65
2018 10% 62 27 304 100
2019 10% 52 26 330 126

(*) Le déficit cumulé correspond au cumul des différences, TA par TA, entre le nombre réel de promotions accordées et le nombre théorique de promotions qui étaient possibles pour chaque TA.