Remplacement des maisons de services au public par les "Maisons France Services" : TOP DEPART pour une nouvelle réforme qui bouleversera, une fois de plus, le paysage administratif…

publié le 7 août 2019 (modifié le 19 août 2019)

Le gouvernement a décidé de se lancer dans une nouvelle réforme, qui va impacter l’administration dans les territoires, au plus près des citoyens, avec le lancement officiel du réseau France Services.

 
La circulaire du Premier Ministre du 1er juillet 2019 pose les bases de cette grande réforme, qui a pour objectif "de disposer d’un réseau de 300 points France Services au 1er janvier 2020, dans la perspective de couvrir chaque canton d’ici 2022".

Concrètement, cette démarche nécessitera "une refonte complète du réseau existant des Maisons de services au public (MSAP)" (donc, de remettre tout à plat comme on sait si bien le faire en France, sans chercher à consolider d’abord l’existant…) et de repartir sur une toute nouvelle organisation puisque toutes les MSAP sont vouées à être remplacées par les MFS (Maisons France Services) (on aime vraiment bien aussi changer régulièrement les noms des choses en France, pour marquer son passage…).

La circulaire précise, très sérieusement, que "Les Maisons France Services devront être prioritairement accueillies dans les mairies, sous-préfectures, trésoreries, bureaux postaux, mais pourront également être instituées au sein des gendarmeries, centres sociaux, locaux associatifs et lieux culturels existants", et surtout que chaque MFS devra proposer "au moins deux agents polyvalents présents en permanence ( en « front office »)", sachant que "l’État pourra mettre à disposition - en fonction des besoins locaux - un agent (agents de préfectures, sous-préfectures ou de trésoreries, notamment)".

Attendez, on va faire un petit calcul simple… Sachant que la circulaire précise qu’il devra y avoir, a minima, un local dans chaque canton, et qu’il y a plus de 4.000 cantons en France, cela donne donc… 8.000 agents polyvalents en front office, dont une partie seront des agents de l’État. C’est vraiment réalisable tout ça ? Avec la réduction du nombre de fonctionnaires ? A moins qu’il ne s’agisse de "recycler" les collègues concernés par des suppressions de postes, sauf qu’il va falloir y aller travailler dans chaque canton… Vraiment, on a un peu du mal à y croire…